2021
Mise en place d’un dispositif de conseil agricole et de formation auprès des producteurs d’amandes de Taza
Au cœur des territoires ruraux de Fès-Meknès, entre Pré-Rif et Moyen Atlas, l’agriculture familiale joue un rôle essentiel dans la vie économique et sociale des zones rurales. Les exploitations y sont majoritairement de petite taille et dépendent largement des pluies. Elles associent notamment céréales, élevage et arboriculture.
Ces territoires sont particulièrement exposés aux effets du changement climatique. Hausse des températures, sécheresses plus fréquentes et précipitations plus irrégulières fragilisent les cultures et les élevages, accentuent le stress hydrique et accélèrent la dégradation et l’érosion des sols.
A cela s’ajoutent des contraintes économiques et sociales : accès limité au conseil et à la formation, aux intrants et au matériel, difficultés de financement et de valorisation des productions, manque de main-d’œuvre et départ de nombreux jeunes. Les organisations de producteurs restent également fragiles, alors qu’elles peuvent jouer un rôle important pour faciliter l’accès aux services et renforcer les dynamiques collectives.
Fert intervient au Maroc depuis les années 1990 et concentre aujourd’hui son action dans la région Fès-Meknès. Depuis 2025, Fert s’appuie sur un partenariat structuré avec l’association Fert Maroc, qui permet d’agir au plus près des producteurs et dans la durée.
agriculteurs accompagnés, dont 400 jeunes
paysans relais actifs
de rendement et +115% de marge sur les vergers de démonstration « amandes » de Taza en 4 campagnes
d’intrants agroécologiques et plants
achetés collectivement
✦ 248 formation pratiques, visites et bilans de campagne
✦ 29 expérimentations pour la transition agroécologique
✦ + 25 % d’achats groupés par rapport à 2024
✦ 5 000 plants de romarin produits en pépinère collective
✦ + 55 % de gain de poids moyen pour les veaux engraissés chez certains éleveurs de Taounate
« Avant, je travaillais beaucoup, mais je ne voyais pas toujours les résultats de mes efforts. Mon élevage était géré de manière assez aléatoire. (…) Avec l’accompagnement, j’ai commencé à changer mes pratiques. Grâce au sevrage précoce par exemple, j’habitue mes veaux à manger dès la première semaine. Petit à petit, j’introduis une alimentation équilibrée et je diminue les quantités de lait consommées jusqu’au sevrage complet au 3ème mois. Aujourd’hui, je vois clairement la différence. (…) Pour moi, ce n’est pas seulement une amélioration technique : c’est un vrai changement dans ma façon de travailler et de voir mon métier. Aujourd’hui, je me sens comme un véritable éleveur. Ce changement m’a donné envie d’investir davantage dans mon activité. Il a aussi donné de l’espoir à ma fille, récemment diplômée, qui commence à s’intéresser à l’élevage et à le considérer comme un futur projet. »